Comment l’art journaling a changé ma vie !

J’ai le plaisir de participer à l’évènement inter-blogueurs « Ces pratiques qui vous font du bien », organisé par Astrid du blog PartageTonBurnOut.fr. Elle y traite du burn-out, de ses causes, ses manifestations, y publie interviews et conseils hyper concrets. Et pas uniquement à l’égard des burn-outés ! J’ai beaucoup aimé cet article où elle explique comment aider un proche en burn-out. Si, comme moi, tu connais une ou des personnes en burn-out, il te sera utile pour savoir comment te positionner, que faire et que ne pas faire.

Dans le cadre de l’événement, j’ai eu envie de partager ma passion pour l’art journaling, qui est ma bulle d’oxygène, particulièrement bénéfique dans les périodes de stress, de pertes de repères ou de tensions.

Qu’est-ce que l’art journaling ?

C’est une pratique artistique libre, mêlant différentes techniques d’art avec de l’écriture. Plus concrètement, il s’agit de s’exprimer sur papier (le plus souvent dans un carnet), en utilisant le collage, la peinture, le dessin… et l’écriture personnelle (ou journaling, en anglais).

Quand j’ai découvert l’art journaling, au tout début, j’ai cru que c’était réservé aux personnes qui avaient déjà une
maîtrise de ces disciplines mais en fait… pas du tout ! L’idée est de s’exprimer librement sur un sujet, de laisser parler ses émotions, ses ressentis… sans aucun dogme, impératif ni niveau artistique prérequis.

C’était parfait pour moi qui n’avais pas touché un crayon, ni un pinceau depuis le collège ! J’avais enfin trouvé un moyen de compléter mon expression. En effet, j’écrivais beaucoup. J’ai toujours beaucoup écrit. Mais parfois, les mots seuls ne suffisent pas. Parfois, il y a des choses qui ont besoin de couleurs, de symboles, de textures… en plus des mots.

Comment j’ai débuté

J’ai acheté un carnet tout simple, à feuilles blanches. J’avais une boîte de crayons de couleurs à la maison, quelques feutres.

Et voilà !

Plus sérieusement, j’ai regardé pas mal de photos, j’ai lu des blogs sur le sujet. Ce que créaient les artistes m’intimidait, au départ. Mais d’articles en interviews en vidéos en posts sur Instagram, elles disaient toutes la même chose : la seule et unique règle en art journaling, c’est de commencer ! C’est tout !
Oser poser de la couleur, oser coller un morceau de papier sur une feuille, oser écrire un mot. Et ça y est !

Je ne savais pas dessiner, je n’y connaissais rien en peinture. Et pourtant, je me suis lancée… parce qu’au pire… il arrive quoi ? Que je n’aime pas une page ? Et alors ? La pression de la performance esthétique est tombée peu à peu, laissant la place au plaisir du processus de création.

Une page simple, « pas belle » mais qui décrit bien mon humeur de ce jour-là…
La symbolique utilisée n’est compréhensible que par moi, ce qui donne un côté mystérieux à ma page. 😉

J’ai donc commencé à pratiquer régulièrement, tous les jours (ou presque).
Je créais des pages dans mon carnet, le plus souvent concernant mon humeur du moment. C’était un excellent moyen d’extérioriser mes sentiments, surtout dans une période compliquée pour moi, à la fois personnellement (j’étais une toute jeune maman, pas encore à l’aise dans son nouveau rôle) et professionnellement. L’art journaling m’a permis d’explorer tout cela. C’était un parfait complément à mon journal intime.

Plus qu’un loisir, un outil de développement personnel

Au bout d’un certain temps, je me suis aperçue de changements dans ma façon d’être, d’appréhender la vie. J’étais plus indulgente avec moi-même, moins stressée par les objectifs, plus intéressée par les processus d’apprentissages. J’ai appris à lâcher du lest, à faire taire mon perfectionnisme (qui était, le plus souvent, le reflet de mes peurs) et à accepter que je ne pouvais pas toujours tout réussir.

J’ai appris une chose essentielle : Se sentir bien et imparfait vaut toujours mieux que de faire parfaitement et se sentir mal. L’art journaling a eu un effet thérapeutique, sans même que je ne l’ai recherché.

Mais il m’a aussi permis de stimuler ma créativité et ma curiosité débordantes, en leur donnant un terrain de jeu et d’exploration sans limites. Au-delà de l’aspect introspectif, je me suis alors mise à approfondir des sujets qui me passionnent, comme le féminisme, la sororité, la solidarité, le rapport au corps… à l’aide de mon matériel créatif et de mes carnets.
J’ai également découvert des communautés en ligne, particulièrement actives, bienveillantes et inspirantes, et j’y ai fait de belles rencontres humaines. Ce qui est un effet collatéral non négligeable !

Double-page pour célébrer la rencontre de deux amies. Technique : fond à la gouache, collages de papier et stickers, tamponnage

Aujourd’hui, je pratique (presque) tous les jours

L’art journaling fait partie de mon quotidien, de mon équilibre. C’est ma bulle, mon jardin secret où je me ressource à tous les coups. Je suis vigilante quant à ma pratique et, surtout, à sa régularité.
En effet, j’ai remarqué que je m’en éloigne, en général, dans les périodes intenses, quand le travail peut vite prendre le pas sur le reste. Alors que c’est dans ces moments-là que j’en ai le plus besoin !
C’est pour cela que j’ai inclus l’art journaling dans mon rituel matinal : chaque matin, je crée/dessine/colle/peins, même 5 minutes. Ce n’est pas tant le temps passé qui compte que le fait de m’être offert mon instant créatif.

Quel est le bon moment pour commencer ?

Maintenant, si tu en as envie.
Demain matin.
Lundi prochain.

Mais maintenant… c’est bien !

Et toi ? As-tu une pratique (artistique, sportive…) qui te fait du bien ?
Pour trouver de l’inspiration, rdv le 17 octobre sur le site d’Astrid : http://partagetonburnout.fr pour y retrouver les pratiques de mes camarades blogueurs !

A bientôt !
Et en attendant, prends soin de toi !

Sofia

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