L’éthique en business n’est pas une option

Business éthique communication

Salut à toi !

Aujourd’hui, je te propose un article à la croisée de la réflexion et du coup de gueule. Un article sur ma conception de l’entrepreneuriat, et notamment de la communication professionnelle, où l’éthique est au service du business.

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Tout a commencé dans ma boîte mail, il y a 2 semaines. En moins d’une journée, j’ai reçu 5 mails de personnes auxquelles je suis abonnée, avec des objets de ce style : « C’est ta dernière chance… », « Demain, il sera trop tard ! », « C’est ta dernière occasion de changer de vie ! » Enfin, tu vois le topo. 5 mails promotionnels avec des titres anxiogènes. En tout cas, c’est comme ça que je l’ai vécu. L’impression d’être menacée. J’ai ressenti une bouffée d’anxiété et ai refermé mes mails.

C’est peut-être extrême comme réaction mais ça m’a fait réfléchir.

Réfléchir aux newsletters auxquelles j’étais abonnée, pour commencer. Réfléchir à ces techniques de communication par la peur, le manque, la menace. Voire le harcèlement, quand ce genre de mails se succèdent pendant plusieurs jours, en faisant monter la pression de jour en jour.

Quand je laisse mon mail à une marque, une entreprise, c’est pour être au courant de son actualité, pour recevoir de la valeur (surtout si ladite entreprise/personne oeuvre dans le développement personnel, ou autre domaine centré sur l’humain – en principe), pour apprendre quelque chose. Pas pour qu’on me menace de louper ma vie parce que je n’aurais pas acheté la dernière formation en ligne avant ce soir minuit, ou que je ne me serais pas inscrite à ce super séminaire.

Et si on arrêtait de prendre les gens pour des cons ?

La communication professionnelle et la publicité sont basées sur la psychologie du consommateur. On joue sur les émotions pour vendre notre produit/service. Soit.

Mais jouer avec les peurs des gens ?

J’ai du mal avec ça. J’ai beau être entrepreneure, communiquer, proposer mes services, la manipulation est clairement hors-limite pour moi. Etre éthique dans mon business, c’est juste la base, en fait !

Pour moi, c’est un manque de respect envers nos (potentiels) clients : même si, techniquement, ces astuces ont fait leurs preuves (combien d’entre nous ont eu des clients de dernière minute ou à combien de programmes nous sommes-nous inscrits quelques instants avant la fermeture des inscriptions ?), éthiquement, elles me posent problème.

Et pas qu’à moi, d’ailleurs : pour en avoir parlé avec d’autres entrepreneur-e-s, nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à saturer des façons de communiquer agressives, manipulatrices, donneuses de leçons, infantilisantes…

Lors d’une conversation avec Cécile de Blog By Yourself et d’autres copines blogueuses, nous en sommes arrivées à parodier certains de ces mails promotionnels, qui utilisent des arguments de vente du niveau de « Si tu ne cliques pas dans les 5 min, des bébés phoques vont mourir à cause de toi » (ça marche aussi avec des bébés chatons, d’ailleurs !)

image de bébé phoque business éthique

Mais attention, j’ai un scoop : les gens ne sont pas cons. (oui, je sais, c’est dingue !)(moi-même, je n’en reviens pas ! Ma vie a changé depuis que je m’en suis aperçue)

On peut leur parler simplement, en toute transparence. J’ai, pour ma part, envie de développer mon entreprise (et mon chiffre d’affaires, soyons clairs) sur la base de l’authenticité, de l’amour, de la joie. Envoyer une énergie positive à mes lecteurs et lectrices, plutôt que de surfer sur leurs angoisses.

Faire le choix de la transparence n’est pourtant pas si facile

Dis comme ça, ça me semble tellement évident, fluide, simple. Et pourtant, ça n’est pas si facile : mon syndrome de la bonne élève est encore bien ancré. Alors que je fais le pari de ne pas communiquer en utilisant des techniques qui me débectent, alors que je choisis de partager qui je suis, ce que je fais, avec sincérité et enthousiasme, les vieux mécanismes de sur-adaptation à la norme resurgissent. J’en ai conscience mais j’ai du mal à m’en débarrasser définitivement.

Toujours cette peur de mal faire, ou d’être ridicule. Enfin, j’imagine que tu connais, toi aussi (ou que tu as connu) ces petites voix railleuses, apeurées et dogmatiques qui parlent dans la tête (oui, chez moi, elles sont plusieurs !)(je te raconte pas la cacophonie quand elles s’excitent en même temps)…

Alors, j’avance un pas après l’autre pour m’affranchir des schémas tout faits, des « il faut » et « je dois », des solutions miracles où tu as, en fait, l’impression de perdre ton âme, de prendre les gens pour des imbéciles et, en prime, d’être le clone de X, Y et Z.

Le chemin est parfois chaotique mais, hé ! qu’est-ce qu’il est challengeant : le dépassement de soi, maintenant, je peux dire que je sais ce que c’est ! 😉

Et toi ? Comment te sens-tu par rapport à ces choix de communication (que tu communiques toi-même ou que tu sois le lecteur ou la lectrice) ?

A bientôt !

Sofia

Cet article est tiré de ma newsletter quotidienne « Un Café… et des Mots ». S’il t’a plu, et que tu souhaites poursuivre la discussion avec moi, je t’invite à t’inscrire pour en recevoir d’autres !

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