L’e-addiction, des dangers de l’hyper-connexion

Je suis ce qu’on appelle une “hyper-connectée” : à la moindre minute de libre, j’effectue mon tour habituel sur Facebook, Instagram et je consulte mes mails.

Je commente, je like, je réponds, je papote, je lis, je consulte, je consomme.
J’ingurgite une quantité phénoménale d’informations, dont il ne me reste pas grand-chose à la fin de la journée.
Je me réveille avec un coup d’oeil à mon portable, je me couche après un coup d’oeil à mon portable.

Je marche en consultant mon téléphone, je fais défiler les murs sur l’écran dans le métro, je pianote dans le bus.

Accro.

J’adore Internet. Les infinis possibles. Les découvertes nourrissantes. Les rencontres incroyables.
J’adore l’humain sur Internet. J’adore les échanges, les partages, l’énergie qui découlent de mes activités en ligne.
Je m’inspire, je rêve, je m’évade. Je m’indigne, je forge mon opinion, je me positionne.
Je souris, je ris, je m’attendris. Je m’émeus, je suis troublée, je frissonne.

Je vibre, je m’enthousiasme, je m’émerveille.

Mais.

Je me déconnecte de mon quotidien, je me coupe parfois des miens.
J’oublie parfois la réalité de ma vie.
Je ne vois pas le petit oiseau là-haut sur sa branche.
Je peste après le manque de temps et je ne décolle pas de mon écran.

Le téléphone greffé dans les mains, un dernier message, un dernier commentaire… ah non, attends ! je dois répondre à la réponse ! et liker la dernière vidéo sympa de la copine… ah ! cette citation, quelle inspiration ! attends, je la note… dans Evernote !

Et pendant ce temps, je râle après le manque de temps.

Manque de temps pour écrire, pour profiter de mon fils, pour me reposer, pour créer, pour lire.
Je n’ai pas le temps. Je n’ai jamais le temps. Je n’ai jamais assez de temps.

Jamais assez de temps pour faire tout ce que j’aime.

En étant connectée sans arrêt, je m’aperçois que je ne permets pas à mon cerveau de se reposer : il est tout le temps sollicité, par des articles, des commentaires, des images… des choses vraiment intéressantes la plupart du temps… c’est ça, le pire !
Fin janvier, j’ai tenté le challenge de ne pas me connecter aux Réseaux Sociaux le soir… hahahahaha ! la bonne blague ! J’ai tenu 2 jours ! Je suis atteinte du syndrome de la peur de manquer quelque chose !

Bon, il faut dire que la journée, je ne me connecte pas (ou vraiment très peu) car je bosse, alors, le soir, c’est mon moment privilégié pour discuter sur Facebook, notamment.

Mais franchement, ce n’est plus possible.

Je n’ai jamais été attirée par la cigarette, la drogue ou l’alcool à cause du risque de perte de contrôle que l’on peut avoir sur sa vie, si on en abuse. J’ai toujours soigneusement évité les addictions “problématiques”.

Mais là, je crois que je suis tombée dedans la tête la première, sans m’en rendre compte ! Et en même temps, Internet est aussi un formidable outil de travail et de découverte…

En plus, depuis que je suis “en ligne”, je m’aperçois que je ne m’accorde plus de temps pour me reposer devant une série télé (bouh ! quelle perte de temps !), je ne lis plus de romans (mon genre préféré !), je ne bois plus mon thé sur mon balcon (les yeux dans le vague)… Non, je m’occupe utile : je crée “utile” pour les ateliers (en ligne) auxquels j’ai souscrit, je lis des articles de développement personnel parce qu’en ce moment, je fais un gros travail sur moi-même, je regarde des vidéos sur des processus créatifs…

J’ai toujours des tas d’envies, des projets en cours, des articles de blog que j’écris dans ma tête (et moins dans la réalité ! gloups !).

Le problème, c’est que, du coup, j’ai toujours l’esprit occupé, par les dernières photos de mes contacts si talentueux sur Instagram, par le dernier article de la super blogueuse que je lis, par le dernier exercice proposé sur cet atelier créatif auquel je suis abonnée.

Bref, je ne m’ennuie jamais. C’est d’ailleurs une de mes phrases-clés. Je ne m’ennuie jamais.

En réalité, je ne m’ennuie pas assez. Mon esprit n’arrête jamais de fonctionner, d’être concentré sur mes occupations quotidiennes et en même temps, de réfléchir à mes projets créatifs, tout en discutant, sur le net, avec toutes les personnes à qui je suis reliée.

Sauf que.

Sauf que je m’éloigne de ma source, cette flamme intérieure qui me permet de vibrer et de rayonner. Je ne l’entretiens pas correctement, ma flamme. Je confonds travail d’introspection/projets de coeur et prendre soin de moi. Et j’ai réalisé cela aujourd’hui : oui, avoir une vie créative, c’est bien. Oui, s’intéresser aux thèmes du développement personnel, c’est bien. Oui, avoir plusieurs passions et s’en enrichir, c’est bien.

Mais prendre soin de soi, ça n’est pas faire un travail sur soi tout le temps, ni créer tout le temps.

Prendre soin de soi, c’est aussi éteindre son portable et lire un roman, c’est manger une glace avec son amoureux, c’est jouer à cache-cache avec son fils, c’est dormir, ou mettre du vernis à ongles. C’est aussi écouter de la musique, allongée sur le lit, les yeux au plafond. Ou appeler un-e ami-e pour prendre des nouvelles. Et bien sûr, aller boire un coup en terrasse, ou aller goûter avec les copines au parc, un dimanche après-midi… Juste ça.

Prendre soin de ma source, pour moi, c’est désormais m’accorder plus de temps doux. 

Prendre soin de ma source, pour moi, c’est désormais me chouchouter parce que j’ai envie de me reconnecter à mon corps, de me ressourcer, pour retrouver un équilibre de vie.
Prendre soin de ma source, pour moi, c’est désormais m’accorder du plaisir pour le plaisir parce que finalement, je n’ai encore rien trouvé de mieux pour nourrir mes envies et mon énergie.

*Et toi ? Es-tu aussi accro à Internet et aux Réseaux Sociaux ?*
*Prends-tu le temps de prendre soin de ta source ?*
*Qu’aimes-tu faire pour te chouchouter ?*
Sofia
Créatrice enthousiaste, Curieuse insatiable, Authentique passionnée !
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