Prendre au sérieux mon projet d’écriture

Salut à toi !

Cela fait maintenant plus d’un mois que j’écris (quasi) quotidiennement sur mon roman. D’une idée dans la tête, d’un rêve inassouvi, d’un désir profond mais inaccompli, il devient de plus en plus une réalité. Et même un compagnon de route. 

Mon roman prend forme, prend vie, petit à petit, un mot après l’autre, une phrase après l’autre. Mais je m’aperçois que la régularité ne suffit pas. J’écris au fil de l’eau et je pense que je ne suis pas du genre à établir le plan détaillé de mon récit à l’avance. Je suis plutôt du style à me laisser porter par les personnages et l’histoire et à les retranscrire au fur et à mesure. Pourtant, je prends conscience que j’ai besoin de structurer mon travail, de trouver une façon de suivre la trame de l’histoire, les rebondissements, les liens entre les personnages, parce que ça se complexifie franchement… Pour tout dire, j’ai besoin de m’organiser davantage, de me créer des outils et en même temps, de garder une certaine légèreté dans l’écriture, sinon, je vais vite me mettre la pression et procrastiner. Donc arrêter. Je commence à bien me connaître, faut croire.

Ce besoin de structuration, de régularité, les échanges et lectures que j’ai sur le Net, ma participation au MOOC “Ecrire une oeuvre de fiction” de Draftquest me font envisager d’autres perspectives. Ecrire 25 minutes par jour sur mon roman ne suffira pas à me rapprocher de mon objectif : (là, j’avais commencé une longue phrase tarabiscotée mais allons à l’essentiel) être publiée, et surtout, être lue. (Oui, voilà, c’est dit. Maintenant, je dois l’assumer)(surtout vis-à-vis de moi-même, hein !)(bref) Si je veux être publiée, ou même avant ça, si je veux oser proposer mon livre à lire à des “pré”-lecteurs, je dois me pencher de façon plus constructive sur la trame, les détails, la logique de l’histoire… et pour cela, j’ai besoin de rigueur. Et la rigueur viendra du fait que je prenne ce projet au sérieux. Que je le considère comme un métier. J’ai des projets, des envies, des objectifs. Je veux entrer dans l’état d’esprit de l’écrivain. Passer du “simple” hobby à un projet élaboré et porteur. Passer de “j’écris dans mon coin” à “j’ai envie de partager mes écrits avec d’autres” ou encore “j’ai envie d’être lue” et en fait, surtout : j’ai envie de finir ce projet, d’accoucher d’un beau bébé et d’avoir cette fierté-là.

Il y a quelques jours, Alexandra, une membre du Laboratoire d’Ecriture Créative, écrivait qu’à partir du moment où elle avait décidé de considérer l’écriture comme un job, elle avait réussi à terminer son roman : elle s’est donné les moyens et les outils pour écrire son livre et le finir. Mon amie Hari a aussi le même état d’esprit : elle a un boulot “de jour” et elle est illustratrice free-lance par ailleurs (tu peux découvrir ses dessins ici !). Et j’ai réalisé que, pour moi, c’est pareil : j’ai un boulot 4 jours par semaine et j’ai mon nouveau boulot en-dehors : écrivain. (ça claque mais ça fait un peu prétentieux, non ?)(bon, allez, ça m’est égal ! après tout, je suis chez moi sur ce blog et j’écris ce que je veux ! 😉 )

Pour réussir à allier tout ça, je garde en tête deux conditions non-négociables : plaisir et régularité. Ce sont les deux aspects de l’écriture que je veux préserver, chouchouter et protéger par-dessus tout. Car ce sont les deux ingrédients indispensables à la réussite de mon projet. Indispensables mais pas suffisants à eux seuls. Un processus structuré soutiendra mon effort créatif. Et pour cela, j’ai envie de mettre en place une organisation, qui soit à la fois rigoureuse et souple (oui, je suis la championne de l’ambivalence !) :

* Pour ce qui est de la rigueur, je vais appliquer la même recette que mon écriture quotidienne : la rigueur du temps consacré au projet : je vais désormais dédier les lundis (mon jour off) à l’écriture, à 100%. J’ai déjà quelques rendez-vous et obligations programmés pour certains lundis à venir mais, en-dehors de ceux-ci, je n’en prendrai plus, ou alors exceptionnellement. Le lundi, c’est écriture. Et bien sûr, je continuerai à accorder 25 minutes chaque jour au roman. Côté outils, j’ai envie d’en tester quelques-uns pour structurer mon écriture : mind-map, fiches personnages, fiches lieux, … j’ai déjà des idées, et j’ai hâte de les essayer pour voir lesquelles fonctionnent pour moi, ou pas. Ce sera une première de formaliser cela.

* Pour ce qui est de la souplesse, je la réserve à l’imagination et à l’inspiration : pas question de me barder de principes et de règles en ce qui concerne mon flow créatif. Je sais qu’en planifiant trop, je vais me bloquer. J’ai besoin de liberté et de surprises dans mon écriture et je compte bien les garder précieusement.

J’éprouve souvent des difficultés à allier contraintes et créativité. J’aime la spontanéité de la création. Mais je me rends bien compte que pour un projet d’envergure, comme la rédaction d’un roman, l’enthousiasme et la spontanéité ne suffisent pas. Un peu d’auto-discipline permet de solidifier l’édifice.

Et sinon, je te prépare plusieurs articles traitant d’inspiration et une nouveauté (je suis super impatiente de te la dévoiler bientôt !) pour les prochaines semaines… J’aimerais que les jours fassent 48h et les semaines 9 ou 10 jours mais, un pas après l’autre, on y arrive aussi !

Et si tu veux partager ici ton propre cheminement créatif, c’est dans les commentaires que ça se passe !

Sofia
Créatrice enthousiaste, Curieuse insatiable, Authentique passionnée !
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