Humeur | Oser assumer ses rêves…

Que voilà un titre bien mystérieux et alléchant, n’est-ce pas ? 
Mais je pense que je ne suis pas la seule à avoir des rêves enfouis, non-dits, parce que bon, soyons sérieux deux secondes, ma p’tite dame, la vie, c’est pas du rêve, faut payer les factures et mettre du beurre dans les épinards, hein !

Oui, c’est vrai. Il faut payer les factures et mettre du beurre dans les épinards. Oui, c’est vrai. La vie, ce n’est pas (toujours) du rêve. Et pourtant… si l’on ne rêve pas, si l’on n’a pas d’envies qui nous portent, que nous reste-t-il ? Est-ce que la vie, ce n’est fait que pour payer des factures et mettre du beurre dans les épinards ? (si tu n’aimes pas les épinards, ça marche aussi avec les pâtes. Ou les pommes de terre, d’ailleurs) 
Non. La vie ce n’est pas ça, on est bien d’accord. 
Je suis une rêveuse invétérée. 
Des rêves, j’en ai plein la tête, depuis bien longtemps. Bien trop longtemps, à vrai dire. J’en ai réalisé certains, j’en ai soigneusement enfoui d’autres. Et depuis quelques mois, ils remontent à la surface. Ils frappent à la porte de ma conscience, de plus en plus fort. Ils font trembler les murs de mes certitudes, et de leurs cris surpassent la voix de ma raison. De plus en plus. De plus en plus fort. 
Alors, bien sûr, ma première réaction a été le rejet, la peur. « Mais ça ne va pas ? Quelles sont ces idées folles qui me viennent ? C’est n’importe quoi ! Pour qui je me prends, d’avoir des envies pareilles ?!? Nan mé oh !!! » (avec l’assent toulousaing, c’est important !)(en vrai, n’étant qu’une toulousaine d’adoption, je n’ai pas l’accent. Mais je l’adore, ce phrasé chantant…)(bref, revenons à notre sujet) Donc, j’ai pris peur. Et dans ce cas-là, schéma classique, j’ai pris la fuite. Au sens figuré bien sûr, avec un taf et une famille, je ne me suis pas vraiment enfuie. Même si des fois, j’en ai vraiment, mais alors, vraiment eu envie. Mais ceci est un autre sujet. Enfin, pas vraiment. Il y a des liens, en fait. Oui, parce que je me suis aperçue qu’en voulant renier mes rêves, les appels de cette force intérieure qui me pousse à créer, à vouloir plus et mieux pour ma vie, je n’ai généré qu’un monceau de frustration, qui a parasité tout mon quotidien.
 
Je lis pas mal de livres de développement personnel (et d’ailleurs, je te prépare quelques articles sur le sujet), et en ce moment, surtout des livres sur la créativité. Et le point commun de tous ces livres (et que j’ai vérifié dans la vraie vie, tu peux me croire), c’est qu’ils sont tous d’accord sur ceci : fuis la créativité, et tu te flétriras. Et c’est vrai. Ces derniers temps, je me suis noyée dans toutes sortes d’occupations et de projets parce qu’il y avait LE Rêve qui tapait à la porte, de plus en plus fort. 
Mon Rêve d’Ecriture. 
J’ai essayé de détourner mon attention de ce Rêve, en me jetant ailleurs. Parce que j’avais peur. Peur de ce que cela impliquerait. Peur de l’échec, et peur du regard des autres. Et cette petite voix rabat-joie, qui me susurrait à l’oreille : « Mais pour qui tu te prends ? » 
Mais l’Ecriture a continué à frapper à la porte, aux fenêtres, et même à la lucarne du grenier… inlassablement, encore et encore.
Alors, j’ai fini par l’accepter. Par entrouvrir cette porte, par regarder mon Rêve en face. Et j’ai même fini par me dire : « Et pourquoi pas moi ? » Mais oui, pourquoi toutes ces personnes que j’admire dans leurs textes (livres, blogs, magazines…) seraient-elles mieux que moi ? Ou plus légitimes ? Pourquoi est-ce que je n’aurais pas le droit, moi aussi, d’assouvir ma passion, mon Rêve absolu depuis que je suis gamine, d’écrire ?
Alors, bien sûr, tu te demandes sûrement : « Mais écrire quoi ? »
En fait, j’adore écrire sur différents sujets et de différentes manières, que ce soit de la fiction, des articles de blog, de la poésie… et maintenant, j’ai envie d’explorer différentes techniques, différentes thématiques, différents supports, pour trouver mon style, ma voix (et ma voie), mon authenticité en tant qu’auteur. 

Aujourd’hui, j’ai reçu deux signes
Ce matin, j’ai écouté le premier podcast de la série « Magic Lessons » d’Elizabeth Gilbert. Les podcasts sont en anglais, mais j’ai pris mon temps, carnet et stylo en main, pour prendre des notes en appuyant (assez) souvent. 
Et j’ai retenu 2 pépites de ce podcast : 
– Faire la différence entre ce que tu DOIS créer, parce que les idées, l’inspiration, Dieu, peu importe comment tu appelles cela, bref, la force créatrice en toi te pousse à faire quelque chose. Faire la différence entre ça ET le fait que ce que tu crées soit publiable. Cette idée m’a vraiment faite réfléchir. Effectivement, quand j’écris sur le blog, je fais attention à ce que j’écris parce que je vais être lue. En général, je ne me censure pas. S’il y a un sujet que j’hésite trop à publier, je le garde pour moi. Et puis, il y a tous les écrits que je n’ai jamais fait lire, mais que je DEVAIS réaliser. Parce que c’était plus fort que moi, les mots coulaient de mon stylo sans que je m’en aperçoive. C’est surtout vrai d’ailleurs, quand j’écris de la poésie. Et si je vais peut-être en publier certains, il y en a d’autres qui resteront au chaud, dans mes tiroirs.
– Quand on nie notre créativité, nous nous coupons de notre essence, nous ne nous écoutons plus, nous sommes frustrés et malheureux. Alors qu’en donnant sa place à la force créatrice, nous sommes épanouis, nous sommes entiers, et nous pouvons ainsi avoir des relations harmonieuses avec notre entourage. Dans le podcast, Elizabeth Gilbert cite une romancière dont je n’ai pas compris le nom, je l’avoue et je le regrette. Je te retranscris ici la traduction (de mon fait) de ce passage : « Je pense à mon écriture uniquement en termes de plaisir. C’est la chose la plus importante dans ma vie : créer des choses. Si j’aime autant mon mari et mes enfants, c’est uniquement parce que je suis cette personne qui crée des choses. Je suis qui je suis en tant que cette personne qui a le projet de créer des choses. Et parce que cette personne fait ça, tout le temps, cette personne est capable d’aimer toutes ces autres personnes. » Je trouve ça très vrai. Je ne peux aimer mes proches, je ne peux établir des relations saines et fortes avec autrui que lorsque ma créativité s’exprime pleinement. Sinon, je suis muselée en moi-même, et là, c’est compliqué d’être ouverte aux autres. 
Deuxième coup de coeur du jour : je suis en train de lire la biographie que Tatiana de Rosnay a faite de Daphné du Maurier : Manderley for ever. Promis, je ferai un article lecture bientôt, et notamment sur ce livre qui m’aimante depuis que je l’ai commencé. Plus j’avance dans la vie de Daphné du Maurier, et plus j’envie la façon dont elle s’est mise à écrire, ses conditions d’écriture (on en parle de la maison en bord de mer, en Cornouailles, où elle a pu écrire en étant presque seule au monde ?). Et d’un coup, je me suis secouée : « Bon, tu n’es pas Daphné du Maurier, et pour l’instant, tu n’as pas de maison en Cornouailles (en vrai, je préférerais une maison en Italie par exemple), mais ça ne veut pas dire que tu ne peux pas écrire, que tu ne peux pas trouver l’inspiration là où tu es. (c’est-à-dire dans mon appartement encombré)(oui, je rêve d’avoir mon propre atelier créatif)(ce soir, tu sauras tout de ma vie et de mes envies) »
Depuis que j’ai ouvert la porte de mon Rêve d’Ecriture, plusieurs projets d’écriture aussi enthousiasmants qu’inattendus se sont présentés à moi. Des projets d’écriture seule, mais aussi avec d’autres. Mais je t’en dirai plus dans les prochaines semaines ! Des rencontres, des idées qui me font vibrer, qui m’emportent et m’autorisent à penser que, oui, c’est possible, quand on y croit, quand on le veut. Les choses arrivent parce qu’on les suscite, mais aussi parce qu’on est ouvert-e aux possibilités que nous offre le monde. 
* Alors, dis-moi, est-ce que toi aussi, tu as des rêves qui ne demandent qu’à être explorés ? *

2 réponses

  1. Oui oui oui, que ce post me parle 😉 . J'adore et je souhaite vraiment que tu laisse pleinement ta part de rêves s'exprimer !!!��

  2. Karine dit :

    Oui ! J'ai mis en marche la machine qui va les concrétiser =D

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