Lire | Développement personnel : Les quatre Accords toltèques

Lire | Développement personnel : Les quatre Accords toltèques

Dans mon précédent article, un peu brouillon mais écrit avec le coeur, je t’ai parlé de mon retour à l’optimisme et j’ai évoqué le livre Les quatre Accords toltèques, qui a fait l’effet d’un booster de reprise en main.

Ce petit livre qui se lit vite mais  se savoure longuement est un incontournable de la littérature de développement personnel.
Je l’avais lu il y a quelques années mais il ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.
Suite à une conversation avec une amie, j’ai eu envie de le relire. Et là, tout ce qui ne m’avait pas sauté aux yeux la première fois m’a touchée en plein coeur : les propos de Don Miguel Ruiz ont complètement résonné en moi, ils sont apparus comme une évidence. J’ai tout d’un coup compris ce qu’ils pouvaient impliquer comme changements, concrètement, au quotidien.
Je m’explique.

Selon les Toltèques, une société amérindienne, nous nouons des accords tout au long de notre vie, qui forment notre Livre de Loi, l’ensemble de règles et de normes auxquels nous obéissons.
Or, il explique que ces accords nous ont été imposés par la société, par notre éducation, et que certains de ces accords ne nous permettent pas d’être nous-mêmes, étouffent notre vraie personnalité, notre liberté et notre bonheur. Ces accords, négatifs et limitants, doivent être combattus et remplacés par des accords positifs, que nous choisissons nous-mêmes pour notre bien-être.

Pour nous permettre de faire disparaître les anciens accords négatifs, il propose 4 accords, qui forment la Maîtrise de la Transformation. Ils sont à la fois simples et complexes :

Que ta parole soit impeccable. Les mots exercent une magie sur celui qui les énonce et celui qui les reçoit. Les mots positifs sont de la magie blanche, ils insufflent de l’amour. En revanche, les mots négatifs, critiques, reproches, sont un poison émotionnel, qui blessent celui qui les reçoit et celui qui les énonce.
Cet accord a pour principe de toujours avoir une parole impeccable : exempte de jugement, positive, bienveillante. Ainsi, que l’on adresse ces mots à un tiers ou à nous-mêmes, nous ne distillons pas de poison émotionnel.
Concrètement : Cet accord était, a priori, le plus compliqué à mettre en place. Ne plus râler, ne plus critiquer, ne plus me plaindre… Et pourtant… je m’y suis essayée. Et l’effet a été quasi-immédiat. Déjà, ne plus râler après n’importe quoi a allégé mes pensées, mes émotions. Plutôt que de pester parce qu’il fait un temps d’automne au mois de mai, je préfère m’habiller avec des couleurs vives et mettre le nez dehors (quand c’est possible) au moindre petit rayon de soleil. J’essaie aussi de désamorcer les râleries des gens qui m’entourent, en essayant de souligner le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Ca ne marche pas à tous les coups mais ça me fait du bien de ne pas aller dans le sens négatif. A la maison, aussi, j’ai décidé de ne plus râler mais de respirer profondément quand je suis contrariée en me posant la question : « est-ce que c’est si grave que ça ? » et en général, non, ce n’est pas si grave que ça. Et ma contrariété passe. Et je trouve une solution apaisée au problème. J’ai une phrase-râlerie fétiche, que je ressors très souvent : « je suis fatiguée ». Je me suis aperçue, depuis que je fais plus attention à ce que je dis, que répéter cette phrase accroît ma fatigue. Alors que la remplacer par une phrase positive « j’ai bouclé le dossier X, super ! » ou « Vivement ce soir que je puisse écrire mon billet pour le blog » me donne de l’énergie. Et que dire du changement dans ma communication avec les autres : en ayant une attitude et une parole positives, je ne me pose plus en victime qui s’apitoie sur son sort mais en adulte qui cherche une solution.
Bref, même si ce n’est pas tous les jours évident de voir le verre à moitié plein, en râlant moins, en présentant les choses de façon positive, je me suis apaisée et j’ai renoué avec une communication plus sereine et constructive avec mon entourage proche.

Quoiqu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle. J’aime beaucoup celui-là, il permet vraiment de prendre du recul sur les situations. L’idée, c’est de ne pas prendre ce que nous disent les autres de façon personnelle : nous devons être assez forts, et nous aimer assez, pour que notre propre opinion se suffise à elle-même. La personne qui nous critique le fait de son point de vue à elle. Si elle ne se sent pas bien, elle pourra être agressive, distiller son poison émotionnel car elle est elle-même mal. Donc ses reproches ne s’adressent en réalité qu’à elle-même. Quant aux paroles bienveillantes, même si elles sont un acte d’amour, il ne faut pas les attendre pour avoir une bonne estime de soi. Les accueillir, oui, mais ne pas en dépendre pour construire sa confiance en soi.
Concrètement : Il y a quelques jours, dans une situation délicate, une personne m’a bousculée dans sa façon de me parler. Après quelques instants où j’ai été bouleversée, je me suis dit : « Attends, elle te dit ça parce qu’elle est inquiète. Sa peur n’est pas la tienne. Cette situation est délicate mais la peur ne te mènera à rien. Ce qu’il faut, c’est chercher des solutions pour rassurer la personne. » Cela m’a apaisée, et plutôt que de paniquer dans un moment où il fallait que je garde mon sang-froid, j’ai réussi à prendre du recul pour réfléchir à la manière dont je comptais me sortir de cette situation. Le lendemain, j’ai réussi à aborder le sujet, non pas en accusant la personne de m’avoir mal parlé (tu te rappelles : la parole doit être impeccable !) mais en lui expliquant que j’avais compris sa préoccupation, et que j’avais réfléchi à une solution que je souhaitais lui proposer. L’échange a été intéressant et nous avons trouvé une solution ensemble.
De même, une jeune fille que j’accompagne dans le cadre de mon travail, m’a remerciée très chaleureusement de l’avoir aidée à reprendre confiance en elle. Elle était très émue car c’était notre dernier rendez-vous. J’étais contente de savoir qu’elle se sentait mieux, plus sûre d’elle, mais je lui ai rappelé que c’était elle qui avait fait le chemin. J’avais été là à ses côtés mais ce travail sur elle-même, c’est elle qui l’a effectué. J’aime toujours voir les gens que j’accompagne s’en sortir mais je n’oublie pas que mon rôle est de leur proposer des outils et une écoute bienveillante et attentive. Le vrai travail, celui qui consiste à déployer ses ailes, c’est eux qui le font.

Ne fais pas de supposition. Bon, je crois que celui-là a été créé spécialement pour moi ! 😉 Mes prises de tête régulières viennent du fait que j’anticipe toujours ce que je crois que les autres pensent de moi (en négatif, bien sûr !). Et je me suis retrouvée un nombre de fois incalculable dans des situations compliquées, tout simplement parce que j’avais fait des suppositions erronées sur les intentions de mon interlocuteur et que je n’avais pas eu la bonne attitude face à la personne. Don Miguel Ruiz préconise de poser des questions quand une situation n’est pas claire : quelle que soit la réponse, on saura ce que pense notre interlocuteur et on pourra réagir de manière adéquate.
Concrètement : Je ne suis pas très douée avec tout ce qui est paperasse. L’Homme, oui. Du coup, à la maison, c’est plutôt lui qui gère l’administratif. Alors, quand il me demande de m’occuper d’un papier et que j’oublie, j’ai tendance à supposer qu’il sera mécontent et qu’il va me le faire savoir. Du coup, je suis sur la défensive et quand le sujet arrive sur le tapis, c’est l’accrochage quasi-assuré. Depuis que je ne suppose plus qu’il va se fâcher (et que j’essaie d’avoir une parole impeccable !), je m’excuse simplement et sans agressivité d’avoir oublié, je propose de réparer l’oubli, et on passe à autre chose.

Fais toujours de ton mieux. On ne peut pas être toujours au top, on ne peut pas tout savoir, tout maîtriser. Selon les Toltèques, ce qui est important, ce n’est pas de tout réussir, ou d’être tout le temps dans l’excellence, mais de toujours faire de son mieux, selon la situation. En faisant de son mieux, on est bienveillant avec soi-même : « Aujourd’hui, je ne suis pas au top de ma forme donc je fais de mon mieux et ce sera toujours bien ». Cet accord permet de ne plus culpabiliser quand on a un coup de mou, ou qu’on fait une erreur. Finalement, cet accord, c’est celui qui cimente les autres. En faisant de son mieux, on s’attache à voir le positif dans nos actions, et à repérer ce qui peut être amélioré, pour une prochaine fois. Faire de son mieux, c’est passer à l’action avec sérénité.
Concrètement : Je devais animer un atelier sur un thème nouveau pour moi. Je savais que je ne maîtrisais pas totalement mon sujet mais je me suis préparée au mieux et l’atelier s’est bien passé. Au lieu de me focaliser sur mes lacunes et mon manque d’expertise, je me suis donnée à fond  pour faire passer mon message, en repérant ce que je devais approfondir pour l’avenur et ce qui avait bien marché. Résultat : là où je me serais auto-flagellée avant, aujourd’hui, je suis capable d’analyser la situation avec recul et bienveillance, pour renforcer mes atouts et identifier mes axes d’amélioration.

Enfin, le livre se termine sur l’importance de briser ses croyances limitantes, pour retrouver sa liberté et sa personnalité. En vivant en harmonie avec soi-même, on ne peut qu’être heureux.

Tu l’as compris, j’ai adoré ce livre. Je compte d’ailleurs le relire dans les jours qui viennent pour renforcer la pratique des accords.
Ces principes m’aident à faire la paix avec mes démons et à vivre le moment présent avec plus de joie et de sérénité. Alors, bien sûr, je suis encore loooooin de la perfection mais je fais de mon mieux en m’engageant sur ce chemin. Et c’est cela qui est le plus important, non ?

Si ces principes te parlent, si tu cherches une lecture avec des principes à la fois puissants et simples, sans fioritures, je ne peux que te recommander de te ruer sur Les quatre Accords toltèques !
 

*As-tu lu le livre ?*
 *Connais-tu ces accords ?*
*Que penses-tu de cette philosophie de vie ?* 

2 réponses

  1. Coralie SA dit :

    WTF, un blog, une inspiration !!! je vais me plonger instantanément dans tes mots.

  2. Coralie SA dit :

    J'ai lu, je connais, je vie pour et par cette philosophie !!!

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