As-tu la tsundoku attitude ?

Es-tu atteint, toi aussi, de la tsundoku attitude ?
La tsu-quoi ? C’est grave docteur ? Je te dis tout sur ce trouble envahissant, dont tu es peut-être victime, toi aussi, à ton insu !
Pas de panique : Le tsundoku n’est pas une maladie incurable… quoique ! 

Tsundoku : kesako ?

Ce mot japonais signifie littéralement : empiler les livres (oui, je te vois soupirer de soulagement). Il est composé de deux mots : tsumu : “empiler”  et doku :”lire”.
Il désigne le fait d’acheter des livres et de les empiler, sans forcément les lire. Cette manie est apparue au XIXème siècle au Japon, où il était alors chic d’étaler sa culture… ou du moins sa supposée culture ! Les bourgeois emplissaient alors leurs maisons de livres empilés, qu’ils ne lisaient pas.
Aujourd’hui, on retrouve ce phénomène dans de nombreux foyers, où les livres s’entassent sans jamais être lus.

Comment j’ai diagnostiqué mon trouble

Comme je te le disais dans cet article, j’ai une passion dévorante, physique des livres.
Je DOIS posséder les livres que je lis, surtout quand je les ai aimés. Je ne compte plus le nombre de pénalités de retard que j’ai eues à la bibliothèque, parce que je ne me résolvais pas à rendre les livres empruntés. D’ailleurs, je n’y suis plus inscrite.
Parce que les livres, je les achète. Je ne sais pas si tu es comme moi, mais il m’est impossible de sortir d’une librairie sans avoir acheté des livres en plus de ceux que j’avais prévus. Parfois, je ne trouve même pas ceux que je voulais initialement, alors je les commande. Mais je ressors quand même avec d’autres livres. Et bien sûr, quand j’y retourne pour aller chercher ma commande, il n’est pas rare que je rachète des livres supplémentaires. Alors, pour ne pas finir ruinée, j’évite au maximum les librairies.
Parce qu’en attendant de lire tous ces livres, eh bien, ils s’entassent : dans ma bibliothèque, qui ne peut plus tous les contenir, sur ma table de chevet, sur mon bureau, sur des étagères partout dans la maison.
Un beau jour, un ami m’a dit en riant qu’il savait de quelle maladie je suis atteinte : le tsundoku. J’ai trouvé ça tellement génial de savoir qu’il y a un terme dédié à ce mal comportement que j’ai décidé de partager cette découverte avec toi !

 

Crédit : Glen Noble
Bon, mon appartement ne ressemble pas encore à ça… mais il pourrait en prendre le chemin !
Quels sont les remèdes existant ?
Pour remédier à cette manie, j’ai réfléchi à plusieurs solutions et je te fais part des résultats de mes recherches personnelles :
– Arrêter d’acheter des livres tant qu’on n’a pas lu tous les livres de sa bibiothèque. 

Résultat : Nul. J’ai essayé plusieurs fois, en prenant les livres dans l’ordre en partant du premier rayonnage en haut à gauche ; ensuite, en partant du dernier rayonnage en bas à droite ; puis, en commençant par les romans ; enfin, en tentant les essais. Clairement, la perspective de devoir lire les livres dans un ordre imposé n’est pas motivante. Ca m’a généré une grosse anxiété, qui a disparu dans les rayons de ma librairie préférée. 
– Ne pas acheter de livres sur Internet.

Résultat : Réussite totale. Bon, en vrai, je triche. Parce que je n’achète jamais de livres sur Internet. J’ai besoin de toucher l’objet avant de l’acquérir. Et puis, acheter en librairie est aussi un acte militant, de soutien aux commerçants indépendants. 
– Investir dans une liseuse.

Résultat : Inconnu. Je n’ai pas encore sauté le pas d’en acheter une. J’aime tellement le papier, le contact des doigts sur la feuille quand je tourne la page que je ne peux me résoudre à passer au tout numérique. Ce qui me tente dans la liseuse, c’est le peu d’encombrement en voyage ou encore dans les transports en commun. Mais je me connais : je serai capable d’acheter les livres qui m’ont plu en version papier, en plus de la version numérique. Tu vois le topo ? En fait, l’idéal serait que j’en teste une pendant quelques jours. 
– Continuer comme ça, parce que finalement, les livres, ça fait du bien à l’âme.

Résultat : Réussite. Neutraliser le mal, finalement, par le mal. J’aime découvrir de nouveaux livres. Alors, je me suis fixé comme objectif de rationaliser mes achats, pour mieux les maîtriser. En fait, au lieu d’écrire sur des bouts de papier les titres qui me font envie, je les note tous au même endroit, sur la dernière page du calepin qui ne me quitte jamais. Comme ça, quand je vais en librairie, je me concentre sur ma liste de livres à lire et suis moins tentée de traîner dans les rayons. Ca m’encourage à aller droit au but. Enfin, la plupart du temps !

Bref, tu l’as compris, je ne suis pas prête d’arrêter d’empiler des livres. Bon, la différence par rapport à l’origine du mot, c’est que les livres que j’achète sont destinés à être lus, même si parfois, je les lis plusieurs années mois semaines après… 

J’aime ma bibliothèque bien remplie !

Oui, en fait, après mûre réflexion, j’ai décidé d’assumer ma bibliothèque qui déborde, et mes piles de livres qui croulent.
En fait, je m’aperçois avec le temps que mes lectures ont toutes un sens, selon la période de ma vie au cours de laquelle j’ai acheté les livres.

Mais aujourd’hui, je n’ai plus envie d’être débordée, c’est pourquoi j’ai mis en place ma liste de livres à lire. Ca me permet de continuer à me faire plaisir, tout en maîtrisant mes dépenses (parce que, ne nous le cachons pas, oui acheter des livres coûte cher !) et ma collection d’ouvrages… 

*Et toi ? Es-tu aussi atteint-e de tsundoku ?*
*Comment gères-tu ta passion des livres ?*




7 thoughts on “As-tu la tsundoku attitude ?

  1. Vanessa says:

    Enfin un diagnostic! Je dois dire que je me vois dans tout ce que tu as décrit. Les seules fois où j'ai commandé sur internet, c'est que les livres faisaient partie d'une série. Sinon, je dois aussi toucher et sentir les pages, voir la couverture, etc. pas de liseuse pour moi…jamais!

  2. Carnet de Lucie says:

    Je crois que j'ai le même syndrome que toi ! Je pourrais ressortir ce mot en tout fierté ! ^^ Je viens de réaliser que je n'avais jamais acheté de livres sur internet… Je les repère certes sur le net mais je vais toujours en magasins pour les voir. De même pour la liseuse je ne m'en achèterais jamais ! J'adore vraiment trop le contact du livre et du papier ! On passe déjà bien assez de temps devant les écrans en plus…

    Bonnes fêtes !

  3. Sofia LM says:

    Je suis bien d'accord avec toi en ce qui concerne les écrans… et c'est bien pour cela que la liseuse ne me tente pas. Quand je vois les gens lire une liseuse dans le métro, ça ne me donne pas envie, j'ai l'impression que c'est juste un écran de plus. Alors que quand je vois quelqu'un qui sort un livre, j'essaie toujours de voir ce qu'il/elle lit ! 😉

  4. Mimireliton says:

    Enfin,grâce à toi,je peux mettre un nombsur mon comportement compulsif!
    La difference,c'est que,si j'adore les livres,je ne m'y attache que peu…certains me sont indispensables (je te donnerai ma liste 😉 ) mais pour le,reste,c'est bibliotheque et revente pour pouvoir racheter!
    Evidemment,comme toi,impossible d'entrer dan un librairie et ressortir les mains vides….!
    On pourrait peut etre echanger?

  5. Sofia LM says:

    Oui, la revente, je commence à m'y mettre mais disons que ça reste assez marginal à la vue du volume que j'ai.
    Sinon, oui, je veux bien la liste de tes indispensables ! Et oui, on pourrait échanger ! Faut qu'on s'organise ça !

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