ClublectureMS #1 : Le Diable sur les épaules

Je reviens aujourd’hui avec un article sur le dernier livre que j’ai lu.
Il a été proposé par Victoria – qui tient le très joli blog Mango and Salt – dans le Club de lecture qu’elle a créé en septembre dernier – toutes les infos ici. Tu peux suivre les impressions de chacun sur Instagram #clublectureMS et sur la page Facebook du groupe.

Je n’ai pas participé au premier round, dans lequel elle proposait Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles (et qui a atterri sur ma liste de livres à lire) mais j’ai pris le train en marche pour la seconde édition. Pour celle-ci, elle a proposé aux lecteurs du blog de voter entre plusieurs livres et c’est Le Diable sur les épaules, de Christian Carayon qui a emporté les suffrages.

Je l’ai donc lu, ou devrais-je dire, dévoré en 3 jours. Voici mes impressions.
Le pitch 
La Vitarelle, dans le Tarn, 1924. Un suicide mystérieux perturbe la vie tranquille de ce petit village du bout du monde. L’institutrice, Camille, fait appel à son ami d’enfance, Martial, car elle est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre. Martial est enquêteur amateur, notamment spécialisé dans les meurtres d’origine paranormale. C’est le début d’une enquête passionnante, où on suit (et on s’attache) au jeune détective, qui cherche à résoudre des meurtres dans un village hostile, qui vit en huis-clos. Le décor est planté.
L’ambiance
C’est à mon sens l’autre personnage principal de l’histoire. L’ambiance est lourde, oppressante même par moments, dans ce village victime de plusieurs meurtres où chacun peut être soupçonné, et où les secrets les plus sombres se dévoilent. L’aspect que je préfère, c’est l’aspect historique de ce livre : la description de la vie dans un petit village traumatisé par la Première Guerre Mondiale. Ce village, comme la plupart des autres communes de France, a payé un lourd tribut au conflit : il a perdu beaucoup d’hommes, notamment dans la jeune génération, qu’ils soient morts ou qu’ils soient revenus diminués à jamais du front. C’est ainsi que l’on comprend mieux que ce n’est pas seulement les vies de ces soldats qui sont détruites mais celles de leurs familles aussi. C’est vraiment passionnant et émouvant.
L’intrigue
Je l’ai trouvée assez simple mais efficace. J’ai eu des soupçons assez tôt sur l’assassin, et du coup, j’avais hâte d’arriver à la fin pour vérifier mon intuition ! Cependant, même quand on a appris qui est le meurtrier, le dénouement recèle quelques surprises. Je trouve que la fin est un peu rapide, c’est dommage, elle aurait mérité plus d’approfondissements. Le rythme est intéressant : plutôt lent au début, il s’accélère pour devenir haletant dans les derniers chapitres.
Les personnages
Le héros, Martial, est vraiment attachant. J’ai beaucoup aimé sa personnalité, sa façon de mener l’enquête, entre sensibilité et perspicacité. Il va beaucoup évoluer sur le plan personnel et c’est agréable de cheminer avec lui.
Les alliés du héros sont attrayants aussi, on aimerait que certains soient plus fouillés, notamment la jeune Camille, dont la position sociale dans le village mériterait plus de détails.
Les personnages secondaires sont, pour certains, hauts en couleurs. Il y en a beaucoup, ce qui rend l’intrigue intéressante : l’assassin se cache parmi eux… Leur nombre et leurs personnalités diverses, mais bien marquées, contribuent beaucoup à l’ambiance haletante du livre.
Le style
Au début, j’ai eu un peu de mal avec le style de l’auteur, que j’ai trouvé trop ampoulé. Carayon utilise beaucoup d’adjectifs, et fait de longues phrases. J’ai l’habitude de lire des polars aux phrases courtes et percutantes. Mais avec le recul, je pense que c’est ce style qui permet d’entrer dans l’ambiance des années 1920, et de mettre en place l’intrigue. De fait, plus j’avançais dans ma lecture, moins j’étais gênée par le style, jusqu’à ne plus l’être du tout, tellement j’ai été happée par l’histoire. Il y a bien quelques longueurs ici ou là mais l’histoire est prenante et n’en pâtit pas.
Je te le recommande…
Si tu aimes les polars, si tu cherches un livre facile et agréable à lire, alors n’hésite pas. Ce que j’ai préféré, c’est vraiment l’ambiance d’après-guerre, quel impact celle-ci a eu sur la vie de simples gens, qui ont sacrifié la jeunesse de leur pays dans les tranchées.
En tout cas, j’ai maintenant envie de lire le deuxième roman de Christian Carayon : Les Naufragés hurleurs.
Merci à Victoria pour l’excellente idée d’avoir créé ce club de lecture, et pour l’animer avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité. S’il t’intéresse aussi, je ne peux que t’encourager à rejoindre la page Facebook dédiée, où nous échangeons sur nos lectures et où nous remplissons nos listes de livres à lire !
J’attends maintenant avec impatience la prochaine édition, qui démarrera début décembre !
*N’hésite pas à me dire si tu connaissais ce livre et ce que tu en as pensé !*

 

*ou si tu as envie de découvrir cet auteur !*

 

*ou encore, si tu as d’autres livres à me conseiller du même genre !*

2 thoughts on “ClublectureMS #1 : Le Diable sur les épaules

  1. The New Blacck says:

    Je vois qu'on a à peu de choses près le même avis sur le roman! Je n'avais pas connaissance de ce deuxième roman, je vais me pencher dessus! J'ai très hâte de savoir quel livre va être choisi pour décembre!!

    Bises. Chloé

  2. Sofia LM says:

    Bonjour Chloé,
    Oui, j'ai bien envie de découvrir le deuxième livre de Carayon et de voir comment il a fait évoluer les personnages.
    Quant au livre de décembre, je bous aussi d'impatience ! 🙂
    A très bientôt pour échanger nos impressions sur ces nouvelles lectures !
    Bon dimanche
    Sofia

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