Dévorer les livres

Dévorer les livres. Voilà une expression qui me va comme un gant.
Depuis que j’ai appris à lire, aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu des livres dans les mains. Lire, tous les jours, toutes les nuits.

Eternelle “bookaholic”…
Ado, je me cachais sous les draps avec une lampe de poche pour lire bien après l’extinction des feux. Dans ma famille, j’ai la réputation de ne pas être du matin et d’être une grosse dormeuse car je pouvais faire des grasses mat’ jusqu’à midi facilement tous les week-ends ; et les jours d’école, le lever était un supplice tant pour moi que pour ma mère, qui devait pratiquement m’arracher à mon lit.
En réalité, je n’étais pas spécialement une grosse dormeuse, mais à force de lire en cachette jusqu’à 2 heures du matin, forcément, le lendemain, le réveil n’était pas facile…
Je sais que mon entourage a les mêmes souvenirs de moi : un livre dans la main, des livres sur ma table de chevet, par terre dans ma chambre, sur mon bureau, des livres dans mon cartable et plus tard dans mon sac-à-main… Des livres partout, tout le temps. Quand je lisais, plus rien n’existait : ni la faim, ni la soif, ni le sommeil, ni les autres. Je lisais jusqu’à ce que mes yeux me brûlent et ma vue se brouille, jusqu’à tomber, littéralement, de fatigue.
Je dévorais les livres.
C’est ainsi qu’on parlait de moi : “Elle dévore les livres”.
S’ils savaient à quel point c’était vrai, au sens propre du terme ! Parce qu’en plus de lire frénétiquement, avidement, comme si ma vie en dépendait, je mangeais les livres. Plus précisément, je déchirais un bout de page, le coin inférieur le plus souvent, et je le mangeais. A la bibliothèque du quartier, ils ont dû penser qu’il y avait des souris. Ils se sont rendus compte que beaucoup de livres avaient les coins inférieurs déchirés. Je ne sais pas pourquoi j’avais ce besoin viscéral de manger les livres, mais c’était comme ça, je ne pouvais pas m’en empêcher. Au bout d’un moment, je ne m’en rendais même plus compte. Je grignotais ces petits bouts de page, comme pour faire corps avec le livre.
Mon obsession ? Posséder les livres
Il m’en est resté quelque chose. Oh ! bien sûr, je ne mange plus les livres mais j’ai toujours ce besoin de posséder physiquement l’objet. Je ne m’inscris plus à la bibliothèque car j’ai du mal à rendre les livres dans les délais, et j’en ai marre d’avoir des amendes. Donc, à la place, je les achète… Autant dire que les quelques bibliothèques Billy que j’ai ne suffisent plus ! ^^
Aujourd’hui, je ne lis plus autant, j’ai moins de temps. Ou plutôt je lis par phases. J’ai des phases “lectures compulsives” et d’autres où je lis moins de livres, moins vite, moins “boulimiquement” (oui, j’ai le droit d’inventer des mots !). Néanmoins, j’ai toujours un bouquin avec moi et plusieurs sur ma table de chevet. J’ai pour habitude de lire plusieurs livres parallèlement. Souvent, il y a un roman et un ou deux essais en cours (parfois plus mais au bout d’un moment, je finis par me lasser d’avoir trop d’ouvrages en cours et je perds le fil, donc j’essaie de me restreindre à 2 ou 3 simultanément).
En ce moment, je lis : Tous les hommes sont des causes perdues, de Mabrouck Rachedi ; Comprendre le pouvoir (deuxième mouvement), de Noam Chomsky et J’arrête d’avoir peur de Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont. Un roman, un essai politique, un essai de développement personnel. Tout un programme ! 😉
* Et toi ? Quelles sont tes habitudes et goûts de lecture ? *
* Est-ce que tu lis un livre à la fois, ou plusieurs en même temps ? *
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Sofia
Créatrice enthousiaste, Curieuse insatiable, Authentique passionnée !

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